Trois Chevaux Massa à l’Honneur aux Championnats du Monde FEI d’Aix-la-Chapelle 2026
Un héritage de sélection et d’excellence représenté par le Canada, la Belgique et Israël
Du 11 au 15 août 2026, trois chevaux nés en Provence à l’Élevage Massa fouleront la piste d’Aix-la-Chapelle pour défendre les couleurs du Canada, de la Belgique et d’Israël. Cette présence exceptionnelle aux Championnats du Monde FEI de dressage témoigne d’un demi-siècle de travail dédié à la sélection et à la valorisation du cheval de dressage de haut niveau.
Parmi les quelque 90 chevaux engagés aux Championnats du Monde FEI de dressage à Aix-la-Chapelle (du 11 au 15 août 2026), trois portent l’affixe « de Massa » et seront les seuls représentants d’un même élevage français. Cette présence sur l’une des pistes les plus prestigieuses au monde illustre près d’un demi-siècle de travail consacré à la sélection, à l’élevage et à la valorisation du cheval de dressage.
Trois chevaux Massa au rendez-vous mondial :
- Come Back de Massa, 14 ans, évoluera avec Denielle Gallagher-Legriffon au sein de l’équipe canadienne. Le couple s’est installé au plus haut niveau international et figurait notamment parmi les combinaisons qualifiées pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
- Jedaï de Massa, 12 ans, défendra les couleurs de la Belgique avec Wim Verwimp. Le couple s’illustre par sa régularité et ses performances au plus haut niveau international. En 2026, Jedaï de Massa et Wim Verwimp ont remporté le titre de Champions de Belgique, trente-deux ans après le premier titre national du cavalier belge.
- Carpe Diem de Massa, 14 ans, concourra avec Micah Deligdish sous les couleurs d’Israël. En pleine progression, le couple a signé en mai 2026 son meilleur score international, quelques semaines seulement avant le rendez-vous d’Aix-la-Chapelle.
Trois trajectoires. Trois cavaliers. Trois nations. Une même origine : l’Élevage Massa.
Une sélection française au deuxième rang mondial
Selon Hippomundo, qui recense et analyse les résultats des chevaux et des élevages présents en compétition internationale, l’Élevage Massa occupe aujourd’hui la deuxième place mondiale en dressage pour le nombre de chevaux issus de son élevage engagés sur le circuit international. Une position déjà atteinte en 2019, 2020 et 2024, puis confirmée en 2025 et 2026. L’élevage figure également au deuxième rang mondial pour le nombre de départs de ses chevaux en compétition internationale.
Derrière ces chiffres se dessine surtout une réalité : la capacité d’une structure française à faire naître des chevaux capables d’évoluer durablement au plus haut niveau, avec des cavaliers et des équipes de différentes nationalités.
« Nous ne raisonnons pas en nombre de poulains, mais en nombre de bonnes décisions. Un élevage ne se juge pas sur une saison : il se juge sur ce qu’une lignée est encore capable de produire quarante ans après le choix de la première jument », souligne Sylvain Massa, fondateur de l’élevage en 1979.
Une histoire de lignées qui traverse près d’un demi-siècle
Cette philosophie prend tout son sens lorsque l’on remonte aux origines de l’Élevage Massa. À la fin des années 1970, avant même la création officielle de l’élevage, Sylvain Massa fait l’acquisition au Portugal de Pezuda Oco, une pouliche née en 1978. Ce choix fondateur va marquer durablement l’histoire de l’élevage. Pezuda Oco donnera notamment naissance à Galopin de la Font, né à l’Élevage Massa en 1994, et à Vendetta SMA, à l’origine d’une autre branche majeure de la sélection Massa.
Près d’un demi-siècle plus tard, l’influence de cette jument fondatrice se retrouve encore chez des chevaux ayant atteint les plus hauts niveaux du dressage international.
Galopin de la Font a notamment transmis sa génétique à Nevado de la Font, étalon né à l’élevage et partenaire de Justin Verboomen dans son accession au Grand Prix international. Il est également le grand-père de Jedaï de Massa, qui représentera la Belgique cette semaine à Aix-la-Chapelle. Parmi les produits de Galopin figure également Come Back de Massa, aujourd’hui engagé pour le Canada, ainsi que Malcolm X de Massa, sacré Champion de France en 2025. Galopin de la Font s’est lui-même illustré au plus haut niveau international, jusqu’à participer à la Finale de la Coupe du Monde à Las Vegas puis aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008.
De l’autre branche issue de Pezuda Oco descend notamment Jibraltar de Massa, réserviste de l’équipe de France pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Ainsi, d’une jument choisie à la fin des années 1970 sont nées des lignées qui continuent, près de cinquante ans plus tard, à produire des chevaux présents sur les plus grandes échéances internationales.
De Pezuda Oco à Galopin de la Font, de Nevado de la Font à Jedaï de Massa, de Vendetta à Jibraltar de Massa, cette continuité raconte à elle seule 47 années de sélection.
Une sélection pensée dans la durée
Cette continuité entre les générations illustre une sélection construite dans le temps, avec une même ambition : faire naître des chevaux capables d’évoluer durablement au plus haut niveau. Cette démarche s’appuie également sur une maîtrise de l’environnement d’élevage. Sur plus de 400 hectares dans la plaine de la Crau, l’Élevage Massa produit le foin de Crau labellisé AOP destiné à ses chevaux et les accompagne de leur naissance jusqu’à leur carrière sportive.
« Voir trois chevaux nés chez nous réunis à Aix-la-Chapelle sous les couleurs de trois nations est une immense fierté. Mais derrière chacun d’eux, il y a avant tout des années de travail, de confiance et d’engagement. Notre reconnaissance va naturellement aux cavaliers, aux propriétaires et à toutes les équipes qui les accompagnent et leur permettent d’atteindre ce niveau », souligne Anne-Sophie Massa, gérante de l’Élevage Massa.
Rendez-vous à Aix-la-Chapelle
Le Grand Prix par équipes se disputera les 11 et 12 août, avant le Grand Prix Spécial le 14 août et la Reprise Libre le 15 août. Pendant cinq jours, Aix-la-Chapelle réunira l’élite mondiale du dressage. Et sur cette piste mythique, trois noms porteront la signature d’un même élevage français.
À propos de l’élevage Massa
Fondé en 1979 par Sylvain Massa, l’Élevage Massa est spécialisé dans la production de chevaux de dressage de haut niveau en Provence. Près d’un demi-siècle de sélection a conduit à la création et à la reconnaissance du Cheval de Dressage Français (CDF), reconnu par le ministère de l’Agriculture en 2020. Présidé par Sylvain Massa, le stud-book est membre de plein droit de la World Breeding Federation for Sport Horses depuis octobre 2024.
L’Élevage Massa compte aujourd’hui environ 500 chevaux, pour 80 à 100 naissances par an, et produit sur plus de 400 hectares dans la plaine de la Crau une grande partie de l’alimentation destinée à ses chevaux. Les chevaux Massa sont aujourd’hui présents dans une vingtaine de pays. Certains ont intégré de grandes institutions françaises, parmi lesquelles l’École Nationale d’Équitation de Saumur, la Garde Républicaine, l’École Militaire d’Équitation de Fontainebleau ou encore la brigade équestre de la Police de Lyon.
Depuis les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, des chevaux nés à l’Élevage Massa ont évolué sur les scènes olympique, mondiale et continentale sous les couleurs de sept nations : Portugal, Suisse, France, Royaume-Uni, Belgique, Canada et Israël. D’autres se sont illustrés dans des championnats nationaux et des épreuves internationales pour la France, le Danemark ou encore les États-Unis. Aujourd’hui, plus de 100 chevaux nés à l’Élevage Massa évoluent hors de France. De la Provence aux plus grandes pistes internationales, une même ambition guide l’élevage depuis 1979 : faire naître les chevaux de demain.
Conclusion
La présence de trois chevaux Massa aux Championnats du Monde d’Aix-la-Chapelle 2026 est une consécration qui honore l’héritage de l’élevage et sa vision d’excellence à l’échelle mondiale.


